Images du Loup dans la Psyché Nordique

| October 20, 2014 | 0 Comments

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Par Heimgest DCG

Le loup est une des images les plus puissantes et profondément enracinée dans l’Âme du Folk des peuples nordiques. Du lointain passé à nos jours, il a exercé une fascination sur tous les groupes tribaux qui peuvent être collectivement décrits comme ethniquement aryens. Ainsi, il s’agit d’une image qui apparaît dans les anciens mythes du sous-continent indien; dans les mythes des peuples préhébraïques du Moyen-Orient; dans les mythes des Grecs helléniques; dans les anciens mythes romains, etc.

Bien sûr, la mythologie des branches celtiques et germaniques de notre folk est pleine d’imagerie lupine. Peu d’animaux inspirent des émotions si variées. D’un côté il est craint, une créature de terreur; d’un autre côté il est regardé avec affection et respect.

Que le loup soit considéré comme noble et digne d’émulation se manifeste par le fait que certains noms donnés ou pris ont des composants se rapportant au loup: par exemple Wulfheim, Arnulf, Adolf, ou plus simplement Wolf ou Wulf. Ce ne sont pas simplement des noms Odiniques. Ils ont été utilisés par les Européens à travers toute l’Ère Commune, et en effet, cette pratique est encore populaire. Le loup est également un «animal totem» pour beaucoup de personnes, et dans le passé il l’était encore plus.

Les caractéristiques du loup, réelles ou imaginaires, ont trouvé leur place dans le langage courant. Un homme peut être décrit comme vorace (wolfish), ou comme ayant un sourire vorace (wolfish smile). Le «wolf whistle» encapsule l’image du loup (ou du loup-garou) en tant que prédateur sexuel, qui est impliqué dans de nombreux contes populaires concernant la créature. En France, le crépuscule est parfois décrit comme «entre chien et loup». Le jour étant associé avec le chien apprivoisé, alors que le loup représente la nuit étrange et sinistre. En d’autres lieux, lorsque le vent siffle, c’est «le loup qui aiguise ses crocs», et un vent puissant est parfois connu comme «le loup». Les exemples sont sans fin.

Cette fascination et cette dualité de sentiments éveillés par la créature sont également reflétées dans les mythes et les légendes populaires. Il y a des contes sur le loup sauvage et dévorant, dont l’archétype est peut-être le loup Fenrir. Ses contes avec des loups nobles et bons abondent également. Odin, le Père-de-Tout, est lui-même accompagné de deux de ces animaux. S’il est vrai que les contes montrant le loup comme sinistre et redoutable se trouvent dans les premiers mythes aryens, il est fort probable que la soumission de notre foi native par la foi étrangère a beaucoup contribué à mettre en valeur et à embellir cet aspect. Nous nous rendons compte que les prêtres judéo-chrétiens ont diabolisé toutes les personnalités et les images de notre religion organique odinique.

Odin a été représenté comme «le diable» et il s’ensuit que ses animaux de compagnie devraient également être considérés comme des créatures du mal. Le christianisme a attaché d’innombrables liens diaboliques à l’infortuné loup. Une superstition dit que le diable se tient assis entre les yeux de la créature, une autre que le diable prend la forme d’un loup noir, une autre que le diable judéo-chrétien a créé le loup d’une variété de composants, incluant une pierre pour son cœur, ce qui renforce l’image d’une bête sans pitié. Parce qu’ils étaient vus se nourrissant des corps des tués sur les champs de bataille, ils ont été dépeints en tant que «démons des corps», ce qui a également aidé les propagandistes judéo-chrétiens à dépeindre les Valkyries comme étant démoniaques. Dans certaines régions, il était dit que les enfants non baptisés erraient dans la campagne sous la forme de loups. Dans le «Macbeth» de Shakespeare, la dent d’un loup est l’un des ingrédients de la potion des «sorcières». Les sorcières elles-mêmes étant basées sur les Nornes. Encore une fois, les exemples sont sans fin. Cependant, comme avec beaucoup d’autres choses, l’image était si profonde et si puissante que tous ne pouvaient être subvertis, et le christianisme a dû permettre certains contes montrant le loup sous une bonne lumière. Des sculptures dans certaines églises dépeignent le bon loup, qui, dans la légende chrétienne, monte la garde sur la tête du martyr St-Edmond. Il y a d’autres légendes qui parlent de différents «saints» ayant été aidés par un «bon loup». Ces légendes sont basées sur le lore préchrétien, seuls les noms ont été changés. Toutefois, en général, le christianisme dépeint le loup sous la pire lumière possible – le mal implacable, implacablement inamical envers l’homme et possédé par une ruse démoniaque.

Des contes sur d’énormes meutes de loups, organisées comme des armées et menant des raids de précision ont été propagés. En vérité, l’image du loup vorace et sauvage est principalement une fiction. Alors qu’ils étaient et sont toujours une menace pour le bétail, la menace pour les humains est grandement exagérée. Bien que des cas isolés de loups attaquant les humains, en particulier les faibles en temps de famine, ont pu se produire, très peu de cas authentifiés d’attaques sur des personnes valides ont été enregistrés. Les contes de meutes pénétrant dans les monastères pour attaquer les «moines dévots», ou les contes russes de meutes poursuivant les traîneaux et emportant les voyageurs sont sûrement faux.

Mais la peur illogique du loup et sa description en tant que créature malfaisante ont conduit à une grande persécution envers lui. En Angleterre, ils ont été totalement exterminés probablement vers la fin du 13e siècle. Tous les autres pays ont vu de telles persécutions, bien qu’ils aient survécu dans certaines régions d’Europe, de Russie et d’Amérique du Nord. De nos jours, une meilleure compréhension de ces créatures émerge enfin, bien que (tout comme notre folk), elles font face à un risque constant d’extinction.

«Better stay away from him – He’ll rip your throat out, Jim » (tiré de la chanson « culte » de Warren Zevron « Werewolves of London ».

Un autre aspect de l’image du loup dans le folklore et la légende est celle de l’homme-loup le «loup-garou» (werewolf en anglais, «wer» signifiant «homme» en anglo-saxon).

«Tous les Teutons ont cru en l’existence du Loup-Garou» (New Larousse Encyclopedia of Mythology, Teutonic Mythology Section).

En général dans les légendes, le loup-garou est une personne vivante qui a le pouvoir de changer sa forme pour devenir un terrifiant et féroce homme-loup. La métamorphose peut être auto-infligée, ou est parfois le résultat d’un sort jeté sur l’infortunée victime, ou une malédiction génétique transportée par la lignée familiale. Certains ont également été soupçonnés d’être ceux qui étaient revenus du royaume des morts.

Une des légendes les plus connues est celle relatant comment le grand héros Sigmund et son camarade Sinfjöth, alors qu’ils voyageaient à travers une forêt, découvrirent deux hommes endormis dans une grotte (dans certaines versions, c’est dans une cabane), avec deux peaux de loups pendant au-dessus d’eux. Ces deux hommes anonymes étaient des «loups garous», maudits sous cette forme par un ennemi avec de grands pouvoirs magiques. Toutefois, il leur était permis d’enlever leurs peaux de loup tous les 10 jours et reprendre forme humaine pour vingt-quatre heures. Ce fut durant une telle période que Sigmund et Sinfjöth les découvrirent. Les deux camarades décidèrent de revêtir les peaux, mais une fois celles-ci enfilées, il leur était impossible de les enlever. Ils avaient à présent pris la malédiction.

Ils se mirent immédiatement à hurler comme des loups et devinrent féroces, attaquant les hommes endormis et même l’un et l’autre. Durant dix jours ils restèrent sous la forme de loups-garous, mais le dixième jour ils furent capables d’enlever les peaux. Ils les brûlèrent immédiatement, brisant ainsi la malédiction pour toujours.

Ce n’est qu’un conte, mais ils sont si nombreux dans notre folklore qu’il semble raisonnable de penser que certains phénomènes réels sont au cœur des légendes, même si les histoires qui sont arrivées jusqu’à nous sont très colorées à cause du passage du temps. De nombreuses explications possibles ont été proposées à différentes périodes. Il a été suggéré que les contes sur les loups-garous sont basés sur la reconnaissance de la nature double de l’homme, la «bête» se cachant sous la surface. La mythologie de nombreux peuples Aryens inclut des références à ces créatures.

Dans la Grèce antique, les adeptes de Dionysos sont soupçonnés d’avoir révélé cette «bête en l’homme» durant les rites extatiques et d’avoir porté des masques de loup durant des chasses à travers la forêt. Il y a aussi l’ancienne légende grecque de Lycaon, un homme que Zeus a changé en loup pour le punir d’avoir tué un enfant. Le culte de Zeus Lycaeus a grandi, dans lequel les adeptes portaient également des masques de loup.

Plusieurs personnes ont noté que des écrivains grecs, ce qui inclut Hérodote et Platon, ont tenu l’idée comme plausible. Plus tard à Rome, Pline fut parmi ceux qui traitèrent l’idée sérieusement. C’est en ancien grec que le terme «lycanthropie» a la première fois été écrit. On pense que la Lycanthropie est une maladie mentale qui cause à ceux qui en sont affectés de croire qu’ils ont pris une apparence lupine, et qui exécutent des actes de sauvagerie qu’ils trouvent révoltants lorsqu’ils sont revenus à la normale. À travers l’Europe, il y a eu de nombreux cas où des «lycanthropes» ont été capturés, ont fait des confessions et ont été généralement exécutés. Cela bien sûr se passait durant la période de la «chasse aux sorcières» et il ne fait aucun doute que de nombreuses personnes appréhendées pour être des loups-garous auraient confessé n’importe quoi au vu des techniques d’interrogatoire utilisées.

Une explication assez moderne du phénomène a été présentée en 1963 par le Docteur Illis, dans un papier intitulé «On Porphyria and the Aetiology of Werewolves», présenté à la Société Royale de Médecine. Il démontra la similarité entre les symptômes de la lycanthropie et la porphyrie congénitale. C’est une maladie très rare à ne pas confondre avec ces formes plus communes. C’est une maladie héréditaire et ainsi elle tend à apparaître dans des locations géographiques définies, qui sont similaires aux endroits où il y a eu des rapports sur des éruptions de lycanthropie.

Les personnes en souffrant ont des ulcères de la peau qui éclatent en cas d’exposition aux rayons du soleil. Ces ulcères s’approfondissent souvent causant de graves dommages à la structure des tissus et au système nerveux. Cela conduit souvent à un comportement perturbé, et peut-être sans surprise, les personnes atteintes ont tendance à faire des choses la nuit, évitant la lumière dommageable du soleil. Cela seul servirait à éveiller les soupçons, en particulier dans les régions peu peuplées, rurales et sauvages habitées par nos ancêtres. Couplés avec les comportements bizarres et les tissus de la peau endommagée, nous pouvons voir encore plus clairement comment la suspicion pourrait être suscitée.

Cette explication peut également expliquer la tradition qui dit que l’exposition à la lumière de la lune déclenche la transformation d’un loup-garou. Il a bien sûr été démontré que la lune a une influence certaine et forte sur le processus physiologique de base. Une expérience, réalisée par un scientifique appelé Brown, en 1954 puis en 1959, a montré que les huîtres ouvrent leurs coquilles en réponse aux phases de la lune et de la force des marées. Il a placé des boîtes d’huîtres dans un désert, et a noté qu’elles ont répondu à l’influence de la lune comme elles l’auraient fait s’il y avait eu une mer recouvrant leur emplacement. Bien qu’elles n’étaient pas sujettes au courant des marées, elles étaient affectées par l’influence de la lune.

Étant donné que la lune peut affecter le processus métabolique des huîtres, nous pouvons accepter que ce processus, chez les animaux et les humains, soit également touché, ce qui était connu par des magiciens, et utilisé par eux depuis de nombreux siècles passés.

Comme cité plus haut, la maladie connue sous le nom de «porphyrie» est très rare. Elle ne peut pas expliquer tous les cas de lycanthropie ou d’autres activités de loup-garou. Aussi, beaucoup de «loups-garous» condamnés ont été victimes de la méchanceté et de l’hystérie de la part des informateurs. Néanmoins, quelque chose de profond dans le subconscient doit avoir fait en sorte que ces informateurs firent des accusations de ce crime particulier/malédiction, plutôt que d’une autre forme d’infraction «démoniaque».

Fait intéressant, dans «Psychologie et Alchimie» de Jung, le loup est comparable à la baleine ou au dragon, la «bête en l’homme», qui dévore son humanité. En termes alchimiques, c’est l’engloutissement de l’ego par le chaos, l’enterrement de l’âme dans le corps, la cachette de l’or dans la matière première.

D’autres bases de la légende du loup-garou doivent également être considérées. Dans le domaine de la magie, la métamorphose est bien connue, comme l’est aussi la possibilité de créer des «formes de pensée». Les mentions de métamorphoses sont nombreuses dans la mythologie Odinique. Les Dieux et les Déesses prennent souvent des formes d’animaux ou d’oiseaux pour des raisons variées, tout comme le font différents héros et magiciens. Il y a également la pratique magique de chercher votre animal «totem». Il n’est pas rare pour les personnes impliquées dans un rituel de ce type de prendre les caractéristiques de la créature totem, parfois cela est accompagné d’un comportement féroce. Le port de la peau d’un animal est une pratique courante dans ce rituel.

Ces diverses légendes et rites magiques pourraient être au cœur de la plupart des croyances sur le loup-garou. Rappelons-nous également qu’un culte de «Bersekers loups» existait également. Ces guerriers imitaient du mieux possible ce qu’ils pensaient être les actions des loups. Lorsque pris de frénésie, et enveloppés dans une peau de loup, ils présentaient un aspect terrifiant à tous ceux qui les voyaient. Il ne faudrait pas beaucoup d’imagination de la part de ceux qui y sont confrontés, de croire et de faire le rapprochement, que non seulement ils ont pris les qualités sauvages du loup, mais qu’ils étaient effectivement devenus des loups. L’individu bersekr pouvait également croire qu’il était temporairement devenu un loup, après avoir déchaîné la «bête en lui-même».

Robert Eisler, dans son livre «Man Into Wolf» a postulé la théorie selon laquelle la croyance au loup-garou a son origine dans un affrontement préhistorique des cultures entre un peuple pacifique et végétarien et une tribu agressive, vêtue de fourrures et consommant de la viande, qu’ils étaient soit attaqué par, ou avec lesquels ils ont été contraints de fusionner, lors d’un changement de circonstances, par exemple un âge glaciaire. Cet événement a laissé un profond traumatisme dans l’inconscient collectif de ce peuple, qui n’a pas encore été guéri. Il y a également fréquemment un élément sexuel associé, comme avec les vampires. Mais là où le vampire est souvent considéré comme un brillant, sinon impitoyable «séducteur», le loup-garou est un violeur fruste et brutal.

De vieilles histoires sur des cas de lycanthropes ont raconté que la victime développe un goût pour la viande crue, une envie de hurler, de courir nu dans les bois, et parfois une volonté de tuer et de violer, et même de manger les femmes et les jeunes filles. Peut-être que l’on croyait que les criminels sexuels du passé étaient des loups-garous.

Quelle que soit la base de la légende du loup-garou et il y a de toute évidence plus d’une base, la créature est très profondément enracinée dans notre psychisme.

De nombreuses façons de tuer une créature ont vu le jour, beaucoup s’adaptant à l’avènement du christianisme, et donc les crucifix en argent et «l’eau bénite» jouent un rôle dans de nombreuses croyances et légendes. Il existe également de nombreuses façons de devenir un loup-garou, que ce soit délibérément ou inconsciemment. Une légende suggère qu’un loup-garou maudit sous cette forme peut briser la malédiction s’il ne mange pas de chair humaine pendant neuf ans. Neuf, est bien sûr un nombre très important pour notre folk, bien que l’on ne sache pas si ce chiffre de neuf années a été donné pour cette raison. La fascination pour le loup-garou n’a pas non plus diminué comme l’atteste la popularité des films et des histoires de loup-garou. Aussi récemment que dans les années 30, un fermier français a été sérieusement accusé de se changer en loup durant la nuit.

Enfin, bien que la grande majorité des légendes de loups-garous dépeignent la créature comme étant bestiale et sauvage, méritant d’être pourchassée et tuée, il y a une exception rapportée par le cas de l’amical «Wulver». Cette créature, un homme-loup qui habite les îles Orcades et Shetlands, est dit approcher ceux qui sont perdus dans la nature pour les guider vers la sécurité.

Magie? Folie? Pulsions inconscientes et craintes? Le Loup Garou vit!

Note éditoriale:

Pour ceux qui désirent en lire plus sur ce sujet, il est conseillé de lire «Of Wolves And Men», par Barry Holston. C’est un excellent livre qui approche le sujet avec sympathie. Il semble être écrit d’un point de vue païen et est une célébration de la relation réciproque de toutes les choses vivantes. Il met le blâme pour l’aliénation de notre race de son héritage naturel exactement là où il le faut — dans la tradition judéo-chrétienne.

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Category: LORE ET RITUEL, OR ET ODINISME

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